Transition bas carbone
Le bilan carbone : premier levier d’une stratégie climat crédible
Dans un contexte de pression réglementaire et d’attentes sociétales fortes, le bilan carbone devient l’outil central pour piloter la performance environnementale et inscrire son entreprise dans une trajectoire durable.
- Mesurer vos émissions de gaz à effet de serre.
- Prioriser les actions à fort impact.
- Prouver votre engagement auprès de vos parties prenantes.
En bref
- Outil : bilan des émissions de GES (BEGES).
- Périmètre : scopes 1, 2 et 3.
- Obligatoire : grandes entreprises, entités publiques, collectivités.
- Fréquence : tous les 4 ans (3 ans pour collectivités).
Qu’est-ce qu’un bilan carbone ?
Le bilan carbone, ou bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES), est une évaluation quantitative et structurée des émissions générées par une organisation, un produit ou un service. Il couvre les principaux gaz responsables du réchauffement climatique : CO₂, CH₄, N₂O et gaz fluorés.
Cette évaluation s’appuie sur trois grandes catégories d’émissions :
- Scope 1 : émissions directes liées aux consommations d’énergies fossiles sur site, à la flotte de véhicules ou à certains procédés industriels.
- Scope 2 : émissions indirectes liées à l’énergie issues de la production de l’électricité, de la chaleur ou de la vapeur achetées.
- Scope 3 : autres émissions indirectes tout au long de la chaîne de valeur (achats, déplacements, logistique, déchets, utilisation et fin de vie des produits, numérique, etc.).
Une approche englobant les trois scopes permet de mesurer l’empreinte carbone réelle de l’entreprise et de cibler les leviers de réduction les plus pertinents.
À retenir : sans mesure structurée des émissions, il est impossible de piloter sérieusement une stratégie climat ni de démontrer la cohérence d’un engagement « Net Zéro ».
Pourquoi le bilan carbone est-il devenu incontournable ?
La responsabilité climatique est désormais au cœur de la stratégie d’entreprise. Un bilan carbone bien construit dépasse largement la logique “case à cocher” réglementaire : il devient un véritable outil de pilotage.
Il permet notamment de :
- identifier les principaux postes d’émissions et les « gros sujets » à traiter en priorité ;
- élaborer un plan de décarbonation réaliste et mesurable dans le temps ;
- réduire certaines charges d’exploitation (énergie, déplacements, déchets) en améliorant l’efficacité ;
- valoriser l’image de marque et répondre aux exigences des donneurs d’ordres et investisseurs ;
- anticiper les réglementations européennes (CSRD, taxonomie verte, ajustement carbone aux frontières).
De plus en plus de groupes et d’ETI fixent des objectifs de neutralité carbone alignés avec l’Accord de Paris. Le bilan carbone fournit la base scientifique de cette trajectoire : sans diagnostic, pas de route crédible vers la réduction.
Cadre réglementaire du bilan carbone en France
La loi Grenelle II impose un BEGES réglementaire à plusieurs catégories d’acteurs :
- entreprises privées de plus de 500 salariés en France métropolitaine (250 en outre-mer) ;
- personnes morales de droit public de plus de 250 agents ;
- collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants.
Ces organisations doivent :
- réaliser un bilan des émissions de GES à intervalles réguliers (en général tous les 4 ans) ;
- élaborer un plan d’actions décrivant les mesures de réduction envisagées ;
- publier leurs résultats sur la plateforme dédiée de l’ADEME.
Le non-respect des obligations peut entraîner une amende pouvant atteindre 20 000 €. Parallèlement, la directive CSRD étend progressivement les exigences de reporting climat à un nombre croissant d’entreprises, y compris certaines PME.
Comment se déroule un bilan carbone ?
Dans la pratique, la démarche suit généralement trois grandes étapes, de la collecte des données jusqu’au plan d’actions.
1. Collecter les données d’activité
Il s’agit d’identifier et de rassembler les données qui génèrent des émissions :
- consommations d’énergie (électricité, gaz, fioul, carburants) ;
- achats de biens et de services (matières, emballages, équipements, prestations) ;
- déplacements professionnels et trajets domicile-travail ;
- transport de marchandises et flux logistiques ;
- production et traitement des déchets ;
- usage et fin de vie des produits ou services vendus.
2. Convertir les activités en émissions de CO₂e
Chaque donnée d’activité est ensuite convertie en tonnes équivalent CO₂ (tCO₂e) grâce à des facteurs d’émission issus de bases de référence (Base Carbone® de l’ADEME, par exemple). On obtient ainsi une cartographie chiffrée des émissions par poste et par scope.
3. Analyser, prioriser, décider
L’analyse consiste à hiérarchiser les postes les plus émetteurs et à les confronter à la stratégie de l’entreprise. Il devient alors possible de définir des actions ciblées sur :
- l’efficacité énergétique des bâtiments et des process ;
- la politique de mobilité (télétravail, flotte, déplacements) ;
- la politique achats et la sélection des fournisseurs ;
- la logistique et l’organisation des flux ;
- la réduction et la valorisation des déchets.
Le recours à un expert climat ou à une plateforme spécialisée sécurise la méthodologie et le reporting, en s’alignant sur les principaux standards (GHG Protocol, ISO 14064).
Du bilan au plan d’action climat
Un bilan carbone n’a de sens que s’il débouche sur un plan d’action climat structuré. L’enjeu est de transformer le diagnostic en feuille de route opérationnelle.
Quelques types d’actions fréquentes :
- réduire les consommations énergétiques et verdir progressivement le mix (énergies renouvelables) ;
- écoconcevoir les produits pour limiter leur impact sur tout le cycle de vie ;
- optimiser la logistique (massification, relocalisation, nouveaux modes de transport) ;
- intégrer des critères climat dans les appels d’offres et les contrats de sous-traitance ;
- former et mobiliser les équipes pour embarquer toute l’organisation.
Ces actions doivent être connectées à des objectifs chiffrés, suivis dans le temps via des indicateurs simples (émissions absolues, intensité carbone par unité produite, % d’achats bas carbone, etc.).
Compensation carbone et neutralité
Même avec une politique de réduction ambitieuse, certaines émissions restent aujourd’hui difficiles à supprimer. La compensation carbone permet de financer des projets externes qui séquestrent ou évitent des émissions équivalentes :
- projets de reforestation ou de restauration d’écosystèmes ;
- déploiement de capacités d’énergies renouvelables ;
- amélioration de pratiques agricoles ou d’efficacité énergétique.
Ces projets doivent être certifiés par des labels robustes (Gold Standard, VCS, etc.). La compensation reste cependant un complément : la priorité doit toujours être donnée à la réduction à la source.
Conclusion : le bilan carbone comme levier de transformation
Le bilan carbone est aujourd’hui bien plus qu’une exigence réglementaire. Il devient le point de départ d’une transformation profonde du modèle d’entreprise vers plus de sobriété, de résilience et de création de valeur durable.
Les organisations qui s’engagent rapidement dans cette démarche, accompagnées d’experts et appuyées sur des outils numériques adaptés, prennent une longueur d’avance dans la transition bas carbone et renforcent durablement la confiance de leurs clients, de leurs partenaires financiers et de leurs collaborateurs.
Transition bas carbone
Le bilan carbone : premier levier d’une stratégie climat crédible
Dans un contexte de pression réglementaire et d’attentes sociétales fortes, le bilan carbone devient l’outil central pour piloter la performance environnementale et inscrire son entreprise dans une trajectoire durable.
- Mesurer vos émissions de gaz à effet de serre.
- Prioriser les actions à fort impact.
- Prouver votre engagement auprès de vos parties prenantes.
En bref
- Outil : bilan des émissions de GES (BEGES).
- Périmètre : scopes 1, 2 et 3.
- Obligatoire : grandes entreprises, entités publiques, collectivités.
- Fréquence : tous les 4 ans (3 ans pour collectivités).
Qu’est-ce qu’un bilan carbone ?
Le bilan carbone, ou bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES), est une évaluation quantitative et structurée des émissions générées par une organisation, un produit ou un service. Il couvre les principaux gaz responsables du réchauffement climatique : CO₂, CH₄, N₂O et gaz fluorés.
Cette évaluation s’appuie sur trois grandes catégories d’émissions :
- Scope 1 : émissions directes liées aux consommations d’énergies fossiles sur site, à la flotte de véhicules ou à certains procédés industriels.
- Scope 2 : émissions indirectes liées à l’énergie issues de la production de l’électricité, de la chaleur ou de la vapeur achetées.
- Scope 3 : autres émissions indirectes tout au long de la chaîne de valeur (achats, déplacements, logistique, déchets, utilisation et fin de vie des produits, numérique, etc.).
Une approche englobant les trois scopes permet de mesurer l’empreinte carbone réelle de l’entreprise et de cibler les leviers de réduction les plus pertinents.
À retenir : sans mesure structurée des émissions, il est impossible de piloter sérieusement une stratégie climat ni de démontrer la cohérence d’un engagement « Net Zéro ».
Pourquoi le bilan carbone est-il devenu incontournable ?
La responsabilité climatique est désormais au cœur de la stratégie d’entreprise. Un bilan carbone bien construit dépasse largement la logique “case à cocher” réglementaire : il devient un véritable outil de pilotage.
Il permet notamment de :
- identifier les principaux postes d’émissions et les « gros sujets » à traiter en priorité ;
- élaborer un plan de décarbonation réaliste et mesurable dans le temps ;
- réduire certaines charges d’exploitation (énergie, déplacements, déchets) en améliorant l’efficacité ;
- valoriser l’image de marque et répondre aux exigences des donneurs d’ordres et investisseurs ;
- anticiper les réglementations européennes (CSRD, taxonomie verte, ajustement carbone aux frontières).
De plus en plus de groupes et d’ETI fixent des objectifs de neutralité carbone alignés avec l’Accord de Paris. Le bilan carbone fournit la base scientifique de cette trajectoire : sans diagnostic, pas de route crédible vers la réduction.
Cadre réglementaire du bilan carbone en France
La loi Grenelle II impose un BEGES réglementaire à plusieurs catégories d’acteurs :
- entreprises privées de plus de 500 salariés en France métropolitaine (250 en outre-mer) ;
- personnes morales de droit public de plus de 250 agents ;
- collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants.
Ces organisations doivent :
- réaliser un bilan des émissions de GES à intervalles réguliers (en général tous les 4 ans) ;
- élaborer un plan d’actions décrivant les mesures de réduction envisagées ;
- publier leurs résultats sur la plateforme dédiée de l’ADEME.
Le non-respect des obligations peut entraîner une amende pouvant atteindre 20 000 €. Parallèlement, la directive CSRD étend progressivement les exigences de reporting climat à un nombre croissant d’entreprises, y compris certaines PME.
Comment se déroule un bilan carbone ?
Dans la pratique, la démarche suit généralement trois grandes étapes, de la collecte des données jusqu’au plan d’actions.
1. Collecter les données d’activité
Il s’agit d’identifier et de rassembler les données qui génèrent des émissions :
- consommations d’énergie (électricité, gaz, fioul, carburants) ;
- achats de biens et de services (matières, emballages, équipements, prestations) ;
- déplacements professionnels et trajets domicile-travail ;
- transport de marchandises et flux logistiques ;
- production et traitement des déchets ;
- usage et fin de vie des produits ou services vendus.
2. Convertir les activités en émissions de CO₂e
Chaque donnée d’activité est ensuite convertie en tonnes équivalent CO₂ (tCO₂e) grâce à des facteurs d’émission issus de bases de référence (Base Carbone® de l’ADEME, par exemple). On obtient ainsi une cartographie chiffrée des émissions par poste et par scope.
3. Analyser, prioriser, décider
L’analyse consiste à hiérarchiser les postes les plus émetteurs et à les confronter à la stratégie de l’entreprise. Il devient alors possible de définir des actions ciblées sur :
- l’efficacité énergétique des bâtiments et des process ;
- la politique de mobilité (télétravail, flotte, déplacements) ;
- la politique achats et la sélection des fournisseurs ;
- la logistique et l’organisation des flux ;
- la réduction et la valorisation des déchets.
Le recours à un expert climat ou à une plateforme spécialisée sécurise la méthodologie et le reporting, en s’alignant sur les principaux standards (GHG Protocol, ISO 14064).
Du bilan au plan d’action climat
Un bilan carbone n’a de sens que s’il débouche sur un plan d’action climat structuré. L’enjeu est de transformer le diagnostic en feuille de route opérationnelle.
Quelques types d’actions fréquentes :
- réduire les consommations énergétiques et verdir progressivement le mix (énergies renouvelables) ;
- écoconcevoir les produits pour limiter leur impact sur tout le cycle de vie ;
- optimiser la logistique (massification, relocalisation, nouveaux modes de transport) ;
- intégrer des critères climat dans les appels d’offres et les contrats de sous-traitance ;
- former et mobiliser les équipes pour embarquer toute l’organisation.
Ces actions doivent être connectées à des objectifs chiffrés, suivis dans le temps via des indicateurs simples (émissions absolues, intensité carbone par unité produite, % d’achats bas carbone, etc.).
Compensation carbone et neutralité
Même avec une politique de réduction ambitieuse, certaines émissions restent aujourd’hui difficiles à supprimer. La compensation carbone permet de financer des projets externes qui séquestrent ou évitent des émissions équivalentes :
- projets de reforestation ou de restauration d’écosystèmes ;
- déploiement de capacités d’énergies renouvelables ;
- amélioration de pratiques agricoles ou d’efficacité énergétique.
Ces projets doivent être certifiés par des labels robustes (Gold Standard, VCS, etc.). La compensation reste cependant un complément : la priorité doit toujours être donnée à la réduction à la source.
Conclusion : le bilan carbone comme levier de transformation
Le bilan carbone est aujourd’hui bien plus qu’une exigence réglementaire. Il devient le point de départ d’une transformation profonde du modèle d’entreprise vers plus de sobriété, de résilience et de création de valeur durable.
Les organisations qui s’engagent rapidement dans cette démarche, accompagnées d’experts et appuyées sur des outils numériques adaptés, prennent une longueur d’avance dans la transition bas carbone et renforcent durablement la confiance de leurs clients, de leurs partenaires financiers et de leurs collaborateurs.
Le guide du bilan carbone de son entreprise